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vendredi 19 mars 2010

Message d'Elena JIMENEZ, directrice artistique

Bonjour à toutes et tous,
Préambule

La question des publics est récurrente pour toutes les actions culturelles qu’il s’agisse de manifestations par nature limitées dans le temps ou d’actions au long cours. Je précise afin qu’aucun doute ne subsiste qu’elle a toujours été au centre de mes fonctions et projets professionnels que ce soit dans le cadre de Vue sur les docs,Documentaire sur Grand Ecran ou plus récemment en tant que directrice d’un réseau de salles et déléguée régionale du dispositif Lycéens et apprentis au cinéma sur les 7 départements franciliens hors Paris, autrement dit la banlieue! Et je vous assure que ce ne sont pas des territoires faciles. La péréquation casse-tête entre l’exigence due au respect et à l’intelligence du public,

(ah le nombre d’heures passées à convaincre les directions des centres de formation que les apprentis ne sont pas des imbéciles, programmer pour eux Tous les autres s’appellent Ali de Fassbinder ou le dernier film d’Emmanuel Finkiel Nulle part, Terre Promise !...et assister à des débats formidables après les séances),

et le souci d’élargir au plus grand nombre et aux plus divers la découverte et la transmission des oeuvres, c’est le pain quotidien de tous les acteurs de ce secteur et moi avec.
- réinterroger les pratiques des salles à la lumière des nouvelles pratiques culturelles,
(un spectateur peut regarder, en se régalant, la série Dr House sur TF1 et venir voir dans nos salles un film de Gheerbrant ou de Pedro Costa),
- organiser des journées de réflexion et de formation avec nos programmateurs adhérents sur des modalités qui cassent la non-diversité de nos publics (blancs, 50 ans en moyenne et scolaires captifs qui ne reviennent plus quand ils ont quitté le lycée), ça n’est pas si facile, les résistances sont là, mais je l’ai mis en place parce que ça me semble déterminant.

Je n’ai pas de recette, néanmoins de l’avis général des acteurs du même type de structures, deux constantes se dégagent : une ligne éditoriale exigeante et cohérente par rapport au flux d’images qui crée à la manifestation une identité forte pour le public et du travail. Un travail assidu, que nous pourrons lister.

Tout ça pour quoi ? Parce que le cinéma réfléchit le monde et sur le monde et que sa transmission, sa mise en public est depuis de longues années mon projet politique et esthétique.

Je n’en jamais tant dit en 10 ans mais ces informations sont nécessaires pour que vous sachiez clairement d’où je parle. J’ai passé plus d’heures dans le RER et dans toutes sortes de salles de quartiers, il faut dire, plus ou moins glauques, que dans des cocktails “happy few” de festivals de cinéma “huppés”. Je caricature ? C’est exprès, trop de sérieux me fatigue je l’avoue, et ma devise serait plutôt travaillons sérieusement sans se prendre au sérieux.

La 10ème édition

Sûrement nous avons des angles de vue différents les uns des autres puisque nous venons d’horizons divers, d’histoires diverses etc... je souhaite en premier lieu que cette 10ème existe, soit bonne et y contribuer.
Didier Roten m’a fait part de sa décision de s’impliquer davantage que l’an passé dans le festival (pas tant comme caution historique mais par son boulot même si celui-ci rien à voir avec le nombre d’heures qu’il lui a consacré précédemment : participation au comité de sélection, à la discussion sur l’ensemble de la programmation). Je pense en effet que c’est une bonne chose pour ce 10ème anniversaire.
Comme je l’avais indiqué, je dispose d’un peu plus de temps et de mobilité à partir du mois d’avril et j’avais proposé et prévu d’en faire bénéficier les Escales.
En conséquence j’avais écrit un premier jet de propositions de contenu pour l’AG de janvier à laquelle j’étais présente, je pensais que nous en discuterions ensemble. Cette proposition tient compte de deux choses : le lustre à donner à cet anniversaire et la tentative d’équilibrage dont je parle plus haut. D’où l’idée de proposer une rétrospective aux Dardenne et un hommage au Grain de sable avec Jean-Michel Carré mais aussi de conforter des partenariats ou d’en tisser de nouveaux. (j’avais envoyé le mail aux escales, il a été diffusé aux membres du C.A par Philippe).
Voilà pour la force de proposition, il faut en discuter très vite.
Pour la formation pas de problème, nous l’avions fait on peut le refaire s’il y en a qui le souhaitent.
À vrai dire je ne vois pas de quel virage il s’agit (propos de Denis G. figurant dans le compte-rendu) à part le fait que Philippe et c’est bien dommage (je sais il s’est tiré une balle dans le pied) quitte le festival ?
Ma ligne rouge c’est la confiance, si vous me reproposez d’être la directrice artistique (bénévole, à part la formation pour laquelle j’avais déjà reçu une rémunération), c’est que vous le jugez bon.

Questions : j’ai compris qu’il y aura 2 postes salariés, l’un comprenant l’organisation et l’administration et l’autre la communication et la relation aux publics. Une passation devrait se faire avec Philippe, ça gagnerait en temps et efficacité ?

Proposition : d’après les billets PREM’s (65€) je pourrais venir pour une réunion le jeudi 1er avril (mais non ce n’est pas une farce ouarf, ouarf) et repartir le 2.

Ciao a tutti,

Elena

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